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Elisa Pilarski / (02) Aisne / Personne tuée / Promenade de chien / 16.11.2019

Femme tuée par des chiens : le compagnon d’Elisa Pilarski témoigne

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Samedi 16 novembre, Elisa Pilarski était retrouvée morte dans une forêt de l’Aisne. Son corps très mutilé portait des traces de morsures de chiens. Son compagnon, Christophe Ellul, a raconté à plusieurs médias qu’il avait croisé les chiens qu’il pense être responsables de l’attaque.

Elisa Pilarski promenait son chien, Curtis, un jeune Am Staff, dans la forêt de Retz, près de Soissons (Aisne), samedi 16 novembre quand elle est attaquée par plusieurs chiens. « Elle m’a appelé au travail, raconte Christophe Ellul, le compagnon de la jeune femme. Elle était attaquée par plusieurs chiens, elle se faisait mordre au bras et à la jambe et elle n’arrivait pas à tenir Curtis. Je lui ai dit de lâcher le chien. Et mon téléphone est tombé dans la voiture. J’ai rappelé 35 fois, 36 fois, 37 fois… Elle n’a jamais répondu. » Quand il arrive sur place, c’est trop tard. La jeune femme a succombé à ses blessures.

Selon les mots de Christophe, Elisa a été « dévorée de partout. Ils lui avaient mangé la tête, les bras, les mains, les jambes… ». Quatre jours après le drame, mercredi 20 novembre, il a raconté à quelques journalistes les circonstances dans lesquelles il a trouvé le corps de sa femme. « J’appelais ma femme et Curtis (le chien du couple), puis Curtis a aboyé. Il était dans un fossé. J’ai vu débouler trente chiens de chasse. Je me suis écarté. Ils sont passés devant moi, deux se sont approchés mais ne m’ont rien fait. Ils sont partis rejoindre la meute. J’ai rappelé Curtis, qui a fait trois mètres, mais qui n’est pas venu. Il a contourné ce que je pensais être un tronc d’arbre et il est resté stoïque. Je me suis précipité et je me suis aperçu que c’était le ventre de ma femme que je voyais », a-t-il raconté, bouleversé, à nos confrères de L’Union.

Avant sa terrible découverte, Christophe Ellul indique avoir croisé plusieurs personnes en forêt. D’abord, un premier cavalier de l’équipage de vénerie, à qui il a demandé s’il avait vu sa femme et son chien. Puis un groupe de 4 ou 5 personnes, appuyées sur une voiture, qu’il pense être des suiveurs de la chasse. Enfin, il rencontre cinq ou six cavaliers. « Je leur ai posé la même question. J’ai demandé à l’un d’eux de faire attention car ils avaient leur meute de chiens et je ne savais pas si le mien était attaché ou en liberté. Il m’a répondu Je m’inquiéterais plus pour votre chien que pour les miens, avec un sourire narquois ».

Pour lui, même s’il a précisé que les chiens « n’avaient pas l’air méchants », la responsabilité de la meute de chiens qui participait à une chasse à courre dans les parages ne fait aucun doute.

Cinq jours après le terrible drame qui lui a pris sa compagne et son bébé, Christophe Ellul se dit « perdu ». Il a dû, mercredi 20 novembre, reconnaître le corps d’Elisa ainsi que celui du bébé qu’ils attendaient et qu’ils avaient déjà décidé d’appeler Enzo. « Ils ont maquillé ma femme mais ils n’ont pas réussi à la réparer. », confiait-il après cette terrible épreuve. Il a également dû s’occuper d’organiser le rapatriement des victimes dans le sud-ouest, d’où était originaire Elisa. Désormais, il songe à partir s’installer là où seront enterrés sa femme et son fils.